
Vous pouvez tomber malade rien qu'en habitant à Saint-Nicolas.
C'est une honte que cela n'ait guère fait l'objet d'une enquête.
Pour dénoncer cela, Johan de Vos a écrit Le livre de Saint-Nicolas sur sa ville.
« Aujourd'hui, le chapitre consacré à l'amiante à Saint-Nicolas suscite beaucoup de réactions. Pourtant, ce que j'ai écrit, chaque habitant de Saint-Nicolas le sait, ce n'est pas un scoop. Ce qui est un scoop, en revanche, c'est le fait que cela ait été écrit et imprimé dans un livre. »
La Belgique, plus grand consommateur d'amiante
Pendant des années, la Belgique a été le plus grand consommateur d'amiante au monde. Et ce, alors que l'amiante ne rend pas seulement les gens malades : les gens en meurent aussi.
Les fibres extrêmement fines de l'amiante sont si légères qu'elles restent longtemps en suspension dans l'air et sont facilement inhalées. C'est ainsi que naissent des maladies telles que l'asbestose et différentes sortes de cancer.
L'asbestose a déjà été constatée dans les années 1920, mais il a fallu attendre 2001 pour que la production, l'utilisation et la mise sur le marché de toutes les applications de l'amiante soient interdites par la loi.
La maladie de Saint-Nicolas
À Saint-Nicolas, l'entreprise Scheerders van Kerchove Verenigde Fabrieken (SVK) utilisait l'amiante pour toutes les applications possibles dans les matériaux de construction, comme les plaques ondulées, les bacs à fleurs, les tuyaux ou l'isolation.
Fonds amiante
En 2007, l'autorité fédérale crée le Fonds amiante. Les personnes chez qui un mésothéliome ou une asbestose est constaté peuvent recevoir une indemnité mensuelle.
Depuis la création du Fonds amiante en 2007, un seul Belge a engagé le combat contre l'amiante. Eric Jonckheere, qui a perdu son père, sa mère et deux frères à cause d'un cancer de la plèvre, a obtenu une indemnisation après des années de procédure contre Eternit.
Saint-Nicolas, 30/03/17
Source : Knack
